Huit ans après la sortie de Black Panther , Michael B. Jordan continue de mesurer l’impact qu’a eu sur lui le personnage d’Erik Killmonger. Invité de CBS News ce dimanche 4 janvier, alors qu’il est déjà pressenti pour la course aux Oscars 2026 grâce à sa double performance dans Sinners , l’acteur est revenu sur les conséquences très personnelles qu’a eues cette immersion dans la peau de l’antagoniste du film Marvel.
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Pourquoi l'acteur a-t-il dû suivre une thérapie après Black Panther ?
Dans le long-métrage de Ryan Coogler, son fidèle collaborateur, déjà derrière Fruitvale Station et Sinners, Killmonger n’était pas un simple méchant. Radical, politique, animé par une colère nourrie de traumatismes, il avait marqué les spectateurs au point, pour certains, de le préférer au héros incarné par le regretté Chadwick Boseman. Mais cette intensité, Michael B. Jordan l’a aussi emportée avec lui hors caméra… L’acteur raconte avoir eu du mal à se détacher de ce rôle après la fin du tournage. "Après le film, ça m’a un peu marqué" , a-t-il reconnu.
Et pour retrouver un équilibre, il a dû entreprendre un travail personnel, comme il l'a précisé : "Je suis allé en thérapie, j’en ai parlé, j’ai trouvé un moyen de décompresser. Et je crois qu’à ce moment-là, j’apprenais encore que j’avais besoin de prendre du recul par rapport à un personnage" . Il explique aussi avoir pris conscience de la solitude qui accompagne souvent le métier de comédien. "Passer des auditions seul, répéter seul. Il y a beaucoup de préparation, d’expérience et de cheminement. J’ai appris sur le tas et je me suis rendu compte que j’avais encore des choses à régler. La communication est vraiment importante" , a-t-il confié à nos confrères.
Michael B. Jordan en totale immersion dans son rôle
Pour donner corps à Killmonger, Michael B. Jordan avait choisi de s’immerger totalement dans son personnage, quitte à se couper de ses proches. Il dit s’être "isolé" et n'avoir "pratiquement pas parlé" à sa famille pendant sa préparation, afin de rester connecté à la part sombre du rôle. Avec le recul, il a aussi analysé la trajectoire émotionnelle de cet antihéros, qu’il décrit comme profondément marqué par l’absence d’amour. "Erik n’a pas vraiment connu l’amour. Je pense qu’il n’en a jamais fait l’expérience" , a-t-il estimé. Et de conclure : "Il a subi beaucoup de trahisons, il a été entouré de systèmes défaillants qui l’ont façonné et ont alimenté sa colère et sa frustration ".

