La justice a tranché. Après quatre jours de procès, la cour criminelle de Paris a reconnu le rappeur Naps, Nabil Boukhobza de son vrai nom, coupable de viol. L'artiste marseillais était accusé par une jeune femme pour des faits survenus en octobre 2021 dans la capitale. Au terme de l'audience, l'avocat de l'interprète de " La Kiffance " a annoncé que le rappeur allait faire appel.
Lors du procès, Naps a systématiquement nié les faits qui lui sont reprochés. " Jamais de la vie, ça ne me viendrait à l'idée d'avoir un rapport avec une personne endormie, c'est lunaire ce qui se passe autour de moi aujourd'hui, c'est impossible. Ce n'est pas moi ", a-t-il déclaré. L'artiste également affirmé ne pas être spécialement préoccupé par la suite de sa carrière musicale. " Si ma carrière s’arrête aujourd’hui, je m’en fous, je pense surtout à ma famille et mon honneur ", a-t-il lancé lors de l'audience.
À lire également
Jean Imbert : fin de sa collaboration avec Disneyland Paris ? Cet élément qui interroge
Naps condamné pour viol, le récit de la plaignante
De son côté, Emma (prénom modifié) comptait sur ce procès pour que les faits qu'elle a vécu à l'âge de 21 ans soient reconnus. " Ça fait cinq ans que j'attendais ce moment, de dire la vérité, je suis sûre de moi ", confiait-elle à l'AFP. Lors de l'audience, elle a détaillé le récit de cette soirée d'octobre 2021. Après avoir fait la connaissance de Naps dans une boite de nuit parisienne, Emma poursuit la fête avec deux amies dans la chambre d'hôtel de l'artiste.
Alors qu'elle avait consommé du cannabis et de protoxyde d'azote au cours de la soirée, la jeune femme s'est endormie rapidement sur le lit, aux côtés de ses amis. " Un trou noir commence. Lors de la première phase d'éveil, je sens quelqu'un se frotter à moi, faire des va-et-vient, me baisser mes strings ", affirme-t-elle. Emma sera alors " réveillée par la pénétration " sans préservatif, ce qui va alors la " tétaniser ".
À lire également
Mort de Peter Greene à l’âge de 60 ans : on sait enfin de quoi est mort l'acteur de Pulp Fiction
Lors du verdict, la présidente a expliqué ce qui avait motivé la cour criminelle de Paris à condamner Naps à sept ans de prison. " La plaignante ne connaissait pas Nabil Boukhobza, n'avait aucun intérêt à cette dénonciation (...) L'ensemble des éléments confortent l'idée d'une pénétration sexuelle, en force et par surprise ", a-t-elle déclaré.

