Sonia Mabrouk était bien présente au micro d' Europe 1 ce lundi 9 février. Sur Twitter, la journaliste avait fait une mise au point dimanche, elle qui a dernièrement annoncé sa démission de CNews . Alors que la chaîne et la radio appartiennent au groupe Canal+ , la présentatrice a précisé qu'elle continuait tout de même sa collaboration avec Europe 1 : " Suite à ma démission de mon poste à CNews au vu des récents évènements, j’ai été informée par la direction que je suis « dispensée» du préavis d’1 mois sur cette même antenne. Je remercie du fond du cœur les téléspectateurs fidèles. Et bien sûr je vous dis à demain sur Europe 1. " Pour rappel, Sonia Mabrouk a quitté CNews sous fond de désaccord avec sa direction, qui a décidé de maintenir à l'antenne Jean-Marc Morandini malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs.
François-Xavier Bellamy réclame la démission de Jean-Marc Morandini
Pour son retour à l'antenne, puisque la matinale d' Europe 1 est aussi diffusée simultanément sur CNews , Sonia Mabrouk recevait François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif des Républicains. Au cours de l'entretien et d'un sujet sur la protection de l'enfance, l'homme politique a tenu à s'exprimer sur le cas Jean-Marc Morandini : " Sur ce sujet-là, il ne peut pas y avoir d'impunité, parce que si quelque chose réunit tous les Français aujourd'hui, c'est bien la nécessité de protéger les enfants, de protéger les mineurs, la nécessité d'affirmer qu'il n'y a pas d'impunité pour ceux qui ont attenté à un mineur. "
À lire également
Ainsi, François-Xavier Bellamy a directement évoqué les récentes prises de position de Sonia Mabrouk : "J e me permets, pardon, de faire une petite digression, Sonia Mabrouk, parce qu'on est évidemment dans un moment très particulier, et je voudrais simplement vous dire merci pour le courage que vous avez eu, le courage de rappeler cette nécessité absolue, le courage de rappeler que c'est la conscience qui doit l'emporter à la fin. Vous savez, je vois à quel point la vie politique, elle aussi, crève d'une forme de relativisme, du sentiment que rien n'est important, que rien ne compte, que rien n'est sérieux. Vous avez montré au contraire qu'il y a des choses qui ne peuvent pas être acceptées, sur lesquelles on ne transige pas, et pour cela je voudrais vous dire ma profonde reconnaissance. " Dans la suite de son propos, l'homme politique âgé de 40 ans a réclamé le départ de Jean-Marc Morandini de CNews : " Je voudrais saisir cette occasion, si vous me permettez, pour dire un mot ce matin à quelqu'un que je ne connais pas, que je n'ai jamais rencontré, mais je saisis cette occasion pour lui parler, c'est Jean-Marc Morandini, et je voudrais lui dire simplement, Monsieur Morandini, je ne suis pas juge, vous avez déjà été jugé, et vous avez été condamné, je n'ai rien contre vous, mais la seule chose que j'ai à vous dire, c'est partez, démissionnez. "
" Vos propos ont un écho important ici"
" Vous avez été condamné, et comme toutes les personnes qui sont passées par là, vous avez certainement le droit de continuer d'écrire votre vie, mais cela n'implique pas pour autant qu'il faille imposer, en particulier, aux victimes et à tous ceux qui, dans notre pays, ont été victimes d'atteintes sexuelles quand ils étaient mineurs, leur imposer le sentiment que vous êtes parfaitement indifférent à la souffrance que vous avez causée ", poursuit François-Xavier Bellamy. "Cela n'est pas possible, ce n'est pas possible. Monsieur Morandini, tant de Français, tant de spectateurs de ces médias sur lesquels nous parlons aujourd'hui, le demandent avec moi ce matin, partez maintenant. " Des mots qui ont touché Sonia Mabrouk, qui a rétorqué : " Écoutez, vous dites que chacun écrit sa vie et prend ses responsabilités. J'ai pris les miennes, et je pense que vos propos ont un écho important ici, notamment sur Europe 1. "
M. Morandini, je ne suis pas juge, mais je n'ai qu'une chose à vous dire : partez, démissionnez !
— Fx Bellamy (@fxbellamy) February 9, 2026
Les Français ont besoin de retrouver confiance dans leurs médias, comme dans la vie politique. Vous ne pouvez pas abîmer l'engagement des journalistes qui travaillent pour cela, ni... pic.twitter.com/7v97soAuQn

