Depuis la publication de l’enquête Médiapart sur les plaintes et les accusations d’agressions sexuelles dont Patrick Bruel fait l’objet, la parole comme à se libérer. C’est le cas notamment en Belgique où une plainte a été déposée il y a quelques jours par Karine Viseur, une attachée de presse de cinéma.
Une femme dénonce l’omerta autour du comportement de Patrick Bruel
Karine Viseur n’est pas la seule attachée de presse à dénoncer le comportement de Patrick Bruel . Une autre femme travaillant dans le milieu cinéma, qui a préféré rester anonyme, témoigne dans Ciné Télé Revue. " Ce que j’ai vécu a été extrêmement désagréable et violent, mais pas de la même gravité que ce qu’ont subi Daniela Elstner et Karine Viseur" , prévient-elle d’emblée en citant les deux femmes qui ont porté plainte contre Patrick Bruel. Ce nouveau témoin, qui avait 28 ans à l’époque, raconte avoir rencontré Patrick Bruel pour une journée presse traditionnelle et avoir déjeuné, entre deux sessions d’interviews avec lui, une personne travaillant à TF1 International et un troisième convive. " Bruel commence à discrètement me caresser les jambes en-dessous de la table. On était en 2004, je ne vais pas dire que ça ne m’était jamais arrivé qu’un mec me caresse les genoux. Je n’en fais pas un drame. Il faut quand même se rendre compte qu’en tant qu’attachée de presse, on est censée faire en sorte que tout se passe bien, surtout ne pas vexer la vedette. Donc je me dis que je ne vais pas faire un esclandre pour ça" , explique-t-elle en précisant avoir quitté la table un instant avant de revenir et changer ses jambes de position " pour qu’il ne puisse plus les toucher" . "Il a encore un peu essayé de me prendre la main sous la table et après, tout l’après-midi, il tentait de m’approcher et moi de garder mes distances un maximum".
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Patrick Bruel protégé par un chaperon ?
Patrick Bruel ne se serait pas arrêté là selon la femme. Elle affirme ainsi que le chanteur " l’a coincée dans sa suite d’hôtel, près de la porte" . " J’étais là en panique, il n’a rien eu le temps de me faire car je l’ai repoussé en parlant fort et je crois qu’il a eu peur qu’il y ait un journaliste derrière la porte et j’ai réussi à sortir. Là, je m’en rappelle comme si c’était hier, je vais discuter avec le gars de TF1. Je lui dis que j’ai des problèmes avec Patrick et il me répond : « Je sais, c’est pour ça que je suis là ». Il était désolé de m’avoir laissé seule" , raconte-t-elle en assurant que "tout le monde savait" pour Patrick Bruel et qu’il avait " un chaperon pour gérer les problèmes ou nettoyer derrière lui" .

