Bloquée à Dubaï, Agathe Auproux donne de ses nouvelles : "La vie ici semble double"

Rédigé le 02/03/2026
Benoît Lesueur

Avec la guerre ayant éclaté au Moyen-Orient, de nombreuses personnalités françaises se retrouvent bloquées dans la région. Cela est notamment le cas à Dubaï, destination prisée des people. Présente en vacances en compagnie de son mari et de son fils âgé de quelques mois, Agathe Auproux a ainsi témoigné, elle qui a assisté au début du conflit depuis la ville des Émirats arabes unis : " Point sur la situation à 18h30 (heure de Dubai), dimanche 1er mars. Jour 2. Nous avons continué d'entendre des détonations plus ou moins lointaines, ainsi que le bruit d'avions militaires en vol. Détonations pouvant provenir de l'interception de missiles/de drones iraniens, de la chute de débris, ou éventuellement de drones ayant atteint leur cible. Impossible de savoir précisément ce que nous entendons. "

Agathe Auproux bloquée à Dubaï avec sa famille

L'ancienne chroniqueuse de TPMP en a profité pour partager des données chiffrées faisant état de la violence du conflit : " Depuis hier, le dernier décompte officiel fait état ; de 165 missiles balistiques tirés depuis l'Iran vers les Émirats arabes unis: 152 ont été détruits et 13 sont tombés en mer. Deux missiles de croisière ont également été interceptés. Par ailleurs, 541 drones ont été détectés: 506 ont été abattus et 35 sont parvenus à passer, causant des dégâts matériels, et malheureusement 3 morts et 58 blessés mineurs sur le territoire émirati. "

Malgré la gravité de la situation, Agathe Auproux se montre rassurante, même si la tension est palpable sur place : " La vie ici semble double. Depuis l'hôtel sur la Palm où nous sommes depuis le début des attaques, j'observe des gens se promener, des familles avec des poussettes, des personnes attablées en terrasse au pied de l'hôtel, d'autres jouant au tennis sur un terrain annexe. Et parallèlement, j'échange notamment sur Instagram avec une famille française, elle aussi dans un hôtel sur la Palm, qui a choisi de se réfugier dans le parking du bâtiment (par choix et par précaution, et non pas sur consigne de l'établissement). Ils ont peur de remonter en chambre. Plusieurs personnes ont pris la même décision, descendant couettes et coussins dans le sous-sol pour s'y installer. "

" Aucun jugement, simplement un récit "

" La manière d'appréhender ou de vivre cette situation, depuis Dubaï, est propre à chacun ", poursuit Agathe Auproux. " Les sensibilités, les angoisses, les états d'esprit, sont profondément individuels. Aucun jugement, simplement un récit. La seule chose qui devrait rester commune est sans doute une forme de prudence, de vigilance. Les autorités invitent à rester chez soi tant que la menace persiste. "