Le début de l'année 2026 fut pour le moins agité pour Sonia Mabrouk. Le 20 janvier dernier, soit six jours après la condamnation définitive de Jean-Marc Morandini pour "corruption de mineurs", la journaliste a déploré en direct, sur CNews , le maintien à l'antenne de son collègue : " Je voudrais d’abord dire, et je ne vais pas me défausser, que la décision de maintenir Morandini ne m’appartient pas ", s'exprimait-elle face au député Jérôme Guedj. " C’est la direction de CNews qui a assumé cette décision par fidélité semble-t-il à son égard. Vous parlez d’une femme libre, moi j’ai beaucoup de respect pour ma direction et pour ma hiérarchie, mais en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela ; en aucun cas c’est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d’une gravité réelle. (...) Les seules valeurs que je défends sont les valeurs de respect de chacun, de la dignité de chaque personne, et je le dis droit dans les yeux, de la sanctuarisation de l’intégrité physique et morale de chacun. Ce n’est pas négociable, ce n’est pas à géométrie variable. C’est ma seule boussole personnelle et professionnelle. "
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Après cette sortie, Sonia Mabrouk a été écartée par sa direction de CNews , puis ensuite d' Europe 1 . La journaliste a fini par quitter le groupe Canal+ afin de rejoindre quelques semaines plus tard BFMTV , où elle débutera en septembre prochain. Dans un entretien publié par Paris Match ce vendredi 20 mars, la présentatrice de 49 ans est revenue sur les dessous de son conflit avec son ancienne direction : " Jean-Pierre Elkabbach disait : « Le public a toujours une fleur dans une main et un blâme dans l'autre. » Que l'on soit comédien, musicien ou journaliste, quand on exerce un métier public, il faut s'en souvenir. "
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" J'ai mes convictions"
" Je sors, à mon petit niveau, d'une période mouvementée ", poursuit Sonia Mabrouk. " J'ai mes origines, mon histoire, mes convictions. Elles ne collaient plus avec le groupe dans lequel je travaillais. L'affaire Morandini et mes relations très altérées avec la direction ont été un accélérateur de mon départ. Jean-Pierre Elkabbach m'a appris, aussi, à croire dans le temps long. C'est le meilleur des pansements. Certaines personnes qui n'avaient pas compris ma décision hier l'ont mieux comprise aujourd'hui. "

