Chemise jaune, gilet noir, jean bleu, foulard rouge, chapeau blanc… Et un revolver dégainé plus vite que son ombre. Pour les amateurs de bande-dessinée, Lucky Luke est un personnage culte, qui a su traverser les générations. Cette année, le cow-boy créé par Morris fête son 80 ème anniversaire, déjà. Lorsqu’il a donné vie à son personnage en 1946, le dessinateur belge ne devait probablement pas se douter de l’ampleur que prendraient les aventures de cette légende fictive du Far Ouest. Avec plus de 80 albums à son nom, Lucky Luke a traversé les frontières et s’est installé comme une véritable référence de la pop culture.
À lire également
Dès le 23 mars, les abonnés de Disney+ pourront découvrir la première saison de la série réalisée par Benjamin Rocher, et créée par Mathieu Leblanc et Thomas Mansuy. Pour incarner le cow-boy solitaire, ils ont misé sur Alban Lenoir , vu notamment dans Antigang , la trilogie Balle Perdue ou encore Les Crevettes Pailletées . L’ambition de la série : offrir un regard nouveau sur le personnage de Lucky Luke, tout en gardant son essence. " Au début je ne me suis pas vraiment rendu compte de l’ampleur de la tâche. J’allais incarner Lucky Luke… Mais j’ai décidé de m’enlever toute cette pression, sinon on n’ose pas proposer quelque chose de nouveau. Cet aspect pour moi était déterminant. Il fallait amener une nouvelle touche sans pour autant tomber dans un reboot qui crache sur tout ce qui a été fait. C’est un hommage à Morris sans pour autant être une copie de la BD ", explique le comédien.
Pour y parvenir, la série peut compter sur des décors particulièrement réussis et immersifs. L’action et l’humour se répondent au fil des huit épisodes, mais laissent également de l’espace à l’émotion.
Lucky Luke : Tagada voilà les Dalton… mais pas que
Dans cette volonté d’offrir un regard résolument moderne à l’œuvre des Morris, la série ne se contente pas d’explorer l’histoire ou la personnalité de l’homme qui tire plus vite que son ombre. Elle donne également la part belle aux autres personnages, de la jeune Louise à Joe Dalton, en passant par Billy The Kid à Calamity Jane." Pour que ça ne tourne pas à vide, il faut confronter ces références populaires à des problématiques modernes pour les sortir du moment où elles ont été créées. Ce qui fait la longévité de tels personnages, c’est leur capacité à rappeler et à tordre les conflits de société. C’est vraiment le cas avec cette série. On a pu parler de la violence à tout bout de champs, de la bêtise masculine ou de la justice et de sa signification ", explique Camille Chamoux, qui interprète Calamity Jane.
À lire également
Ramzy Bedia rejoint le casting d'Assassin's Creed sur Netflix
Si à l’écran le plaisir est réel, c’est en grande partie parce qu’il était également présent sur le tournage de la série. " En regardant tous les épisodes je me suis dit : ‘Mais quelle chance d’avoir un casting aussi talentueux’. Tout le monde était tellement content d’être là, dans cet univers… Ça change tout. On avait tous le sourire, on s’est gardé des souvenirs, l’ambiance était super ", se remémore Alban Lenoir. Seule interrogation : aura-t-on une seconde saison ? On croise les doigts.

