Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?
Amir Haddad : Tout est parti d’un déjeuner avec TF1. On discutait d’éventuelles collaborations, et j’ai évoqué The Baker and The Beauty , une série israélienne que j’adore. À ma grande surprise, ils en avaient déjà les droits. Six mois plus tard, on débutait le tournage. Ce serait prétentieux de dire que la série a été faite autour de moi, mais je la considère comme mon bébé, car j’ai été impliqué dès le départ. La production a eu la gentillesse de me proposer de les accompagner tout au long du processus. J’ai senti qu’il y avait une volonté de faire un peu du sur-mesure, et que j’avais plus ou moins mon mot à dire à chaque étape.
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Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette série ?
C’est une histoire universelle, qui a trouvé un écho en Australie, aux États-Unis, aux Pays-Bas… En tant que binational (français et israélien, ndlr), je suis fier d’incarner ce pont entre deux cultures et d’être celui qui aura la chance de porter ce récit en France. Je pense que cette série peut vraiment faire du bien dans une période où l’on a plus que jamais besoin d’amour, de légèreté, de bienveillance, d’esprit de famille et de sécurité.
Vous retrouvez-vous dans Benjamin, votre personnage ?
Beaucoup, surtout dans la version de moi d’il y a dix ou quinze ans. Benjamin cherche à s’émanciper, à tracer sa propre route, sans décevoir sa famille. Comme lui, j’ai connu ce tiraillement.
Avez-vous eu une préparation particulière pour ce rôle de boulanger ?
Oui, l’un des accessoiristes était un ancien boulanger. Il nous a formés avec Lionnel Astier qui joue mon père, Philippe, et Garry Mihaileanu, qui joue mon frère, Romain. Nous avons suivi ses ateliers « baguettes et croissants ». (Rires) C’était essentiel pour adopter les bons gestes et être crédibles à l’écran. Je pense que ça a énormément nourri notre cohésion en tant que « famille de boulangers ».
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Dans la série, Zazie est souvent évoquée. Est-ce un clin d’oeil à The Voice, où l’on vous a découvert et où la chanteuse évoluait en tant que coach ?
Dans l’intrigue, Zazie est le coup de coeur de jeunesse de mon père de fiction, mais ça n’a rien à voir avec The Voice. La production la connaissait, ce qui a facilité les choses pour obtenir son accord afin d’utiliser son nom. Au départ, Zazie devait même apparaître dans la série, mais son agenda ne l’a pas permis.
Quelle était l’ambiance sur le tournage ?
Extraordinaire ! L’équipe s’est transformée immédiatement en petite famille. On est tous restés proches, on a encore un groupe WhatsApp dans lequel on s’organise des dîners. On aimerait tous que l’aventure continue, d’ailleurs.
Peut-on espérer une saison 2 ?
Rien n’est décidé, mais, en Israël, la série a cartonné et a duré trois saisons. Alors, pourquoi pas ? Si TF1 nous entend… (Rires) Mais voyons déjà ce que pensent les téléspectateurs de cette première saison.
La belle et le boulanger, lundi 2 février à 21h10 sur TF1

