La perspective d’un procès se précise pour Yannick Agnel. Ce jeudi 15 janvier, la cour d’appel de Colmar a validé le renvoi de l’ancien champion olympique devant la justice pour "viol aggravé" et "agression sexuelle aggravée" , des faits dénoncés par la fille de son entraîneur de l’époque. Une décision qui confirme l’analyse de la chambre de l’instruction, laquelle a jugé les charges suffisantes pour un jugement au fond, comme l’a révélé Le Figaro .
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La satisfaction de la partie civile
Pour la défense de la victime, cette étape marque une avancée majeure. Contacté par nos confrères, Me Thomas Wetterer, avocat de la partie civile, se dit "satisfait pour [s]a cliente". Il précise que "le reste sera débattu devant de la cour criminelle départementale" , juridiction compétente pour juger ce type de faits. Les accusations portent sur une période allant du 31 décembre 2015 au 31 août 2016, lorsque Yannick Agnel était hébergé chez son entraîneur Lionel Horter, à Mulhouse. La plaignante, Naomé Horter, alors âgée de 13 ans, aurait subi des agressions alors que le nageur en avait 24.
Des faits qui remonteraient à 2021
Les faits se seraient déroulés dans plusieurs lieux comme Mulhouse, Riedisheim, mais aussi à l’étranger, notamment en Thaïlande, en Espagne, à Ténérife, en Sierra Nevada et à Rio. L’ancien nageur devra ainsi répondre de viols "commis sur mineur de 15 ans" , pour des faits survenus entre le 1er janvier 2016 et le 31 août 2016, "sur personne mineure de moins de 15 ans pour être née le 13 mai 2002" , selon la qualification retenue par la justice. L’affaire remonte à l’été 2021, lorsque Naomé Horter a déposé plainte.
Yannick Agnel a été mis en examen en décembre 2021 pour viol et agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans. Il a reconnu la matérialité des faits, tout en soutenant qu’il s’agissait, selon lui, d’une relation consentie et amoureuse. Une interprétation fermement contestée par le parquet. À l’époque, la procureure de la République Edwige Roux-Morizot avait rappelé que "les faits sont constitutifs de viols et d'agressions sexuelles en raison de la différence d'âge, car la justice considère qu'il y a une véritable contrainte morale" . Sur le plan judiciaire, l’ancien nageur demeure présumé innocent et reste placé sous contrôle judiciaire. Il dispose désormais de cinq jours pour se pourvoir en cassation, une ultime voie de recours avant l’ouverture d’un procès.

