Karin Viard victime de comportements inappropriés au cinéma : "On va avoir envie de la b**ser"

Rédigé le 03/03/2026
Aurélien Gaucher

Lancé aux États-Unis, le mouvement #MeToo a fini par prendre de l'ampleur en France en 2017. Au fil des années, la parole de nombreuses comédiennes s'est libérée afin de dénoncer les comportements inappropriés ou les agressions sexuelles dont elles ont été victimes sur des plateaux de tournage. 

Judith Godrèche , qui a été l'une des grandes voix du mouvement, s'était confiée sur les conséquences de son engagement sur sa vie professionnelle. En effet, l'actrice a affirmé qu'elle recevait plus aucune proposition de rôles, " même pas de la figuration pour traverser la rue ". " Il n’y a pas que le désir des réalisateurs ou des réalisatrices qui entre en jeu, il y a aussi un marché, une réalité du financement. Vu mes prises de position, je ne suis peut-être pas le meilleur atout aujourd’hui. Qui sait… Le prix à payer est conséquent, et le gain, je ne le découvrirai que lorsque j’arrêterai de me battre ", affirmait-elle dans les colonnes du magazine ELLE

Karin Viard dénonce les comportements inappropriés dont elle a été victime 

Invitée de l'émission Clique (Canal+) ce lundi 2 mars, Karin Viard s'est confiée à son tour sur ce sujet. Face à Mouloud Achour, elle a expliqué avoir été contrainte de faire face à paroles pour le moins déplacées. " Des réflexions sur mon physique, tout le temps. J’ai mille exemples de comportement inapproprié que je n’ai pas jugé inapproprié. C’était ma génération ", a-t-elle déploré. 

Karin Viard explique par la suite avoir dû faire semblant d'être " flattée " suite à des remarques comme " Elle est bonne, on va avoir envie de la baiser ". Une situation que regrette la comédienne aujourd'hui. " Ça semble hallucinant, mais bien sûr, ça parlait comme ça ", ajoute-t-elle. 

Aujourd'hui, Karin Viard voit aujourd'hui les choses différement, et se montre bien décidé à faire bouger les choses. " Mon recul vient du fait que je n’ai pas eu de traumatisme, que je n’ai pas eu à faire de travail dessus. Mon recul vient du fait qu’aujourd’hui, cette société change et que mon discours peut être soutenu par d’autres ", affirme-t-elle.