Les temps sont durs pour France Télévisions. Le groupe public audiovisuel fait en effet face à une forte baisse de la dotation donnée par le gouvernement pour son financement. Cette année, ce sont 80 millions d’euros de moins que devrait ainsi recevoir le groupe audiovisuel qui a donc lancé un plan d’économies de grande ampleur, de l’ordre de 140 millions d’euros.
Les mesures d’économies de France Télévisions
Pour dépenser moins, France Télévisions a donc pris plusieurs mesures. Alors que le groupe a revendu certains droits de diffusion du Tournoi des Six Nations – une première pour lui qui est le diffuseur historique de l’évènement rugby -, il a aussi procédé à des coupes dans son budget fictions . " Le groupe aurait ainsi pris la décision d'arrêter les commandes et les tournages des mini-séries (pas plus de 6 épisodes) et des fictions événementielles. En volume, cela représente quasiment une soirée de prime time par semaine, avec des émissions qui peuvent être des moteurs d'audience et de revenus publicitaires sur France.tv, comme Rivages » en 2025 (…) Il ne s'agit pour l'instant que de « mesures conservatoires" , affirmait ainsi Les Echos en décembre dernier en précisant que France Télévisions pouvait "dégeler tous les tournages, y compris ceux des « Meurtres à… » " en cas de décision politique plus favorable".
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"Meurtres à…" toujours diffusé sur France Télévisions ?
Si l’avenir de la collection « Meurtres à… » reste flou, France Télévisions a tenu à rassurer les fans il y a quelques jours lors d’un point presse. Précisant que ces fictions représentaient 29 millions de vues sur l’année 2025, Laurent Sarrazin, le responsable d’études fiction de FTV, a assuré que "pour l’instant, France Télévisions tenait à « Meurtres à… » . "« Meurtres à » est la deuxième marque la plus consommée sur la plateforme derrière Un si grand soleil (…) C’est une clé d’entrée très forte à France Télévisions pour les producteurs donc ils en proposaient beaucoup. Mais là, on avait un stock suffisant pour se dire qu’on pouvait faire une pause (….) On n’abandonne pas cette marque, on demande juste de ne plus nous envoyer de projet parce qu’on ne pourra pas les traiter dans l’immédiat. On a suffisamment de stock pour voir venir" , a-t-il ajouté selon des propos rapportés par Les Echos et TV Mag . " Même si ce sont des unitaires et qu’on a une logique de preview moins importante que sur les autres, dès que c’est mis en ligne à J-2, c’est consommé parce qu’il y a des fidèles de ce programme qui ont envie de le voir même s’ils ne sont pas disponibles au moment de la diffusion en linéaire", a aussi affirmé Tiphaine de Raguenel, la directrice de la stratégie éditoriale de France Télévisions.

